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    COMMISSIONS
    « VERITE ET RECONCILIATION »

    L’histoire des commissions « vérité et réconciliation » (CVR) remonte au milieu des années 1970. Elles ont eu une importance particulière en Amérique latine où, dans des pays comme l’Argentine et le Chili, elles ont été instituées à la suite de périodes de dictature militaire.

    Au cours de ces dernières années, on a vu ces commissions « vérité et réconciliation » se répandre dans le monde entier ; elles ont un certain nombre d’éléments en commun :

  • un rôle d’investigation ou de collecte d’information ;
  • le type de questions faisant l’objet de cette investigation : crimes contre l’humanité, avec plus ou moins de spécificité (par exemple, certaines de ces CVR ne se sont occupées que de cas concernant des disparitions) ;
  • un cadre temporel précis et la responsabilité de l’Etat dans les investigations.

  • (en haut) Ancienne prison coloniale à Dili, maintenant siège de la Commission pour la réception, la vérité et la réconciliation au Timor oriental.
    (en haut à droite) L’archevêque Desmond Tutu, actuel président de la Commission « vérité et réconciliation » en Afrique du Sud, en visite au COE en 1998.

    VOIR EGALEMENT :
    "Overcoming violence and pursuing justice: an introduction to restorative justice procedures", Ecumenical Review, WCC, Geneva, April 2003, p. 151 – 157

    "Las Comisiones de Verdad y Reconciliación como estrategia democrática", presentación en la Panel 5: Estrategias democráticas para la solución de conflictos internacionales, Foro Social Mundial - Porto Alegre 24-28 de enero de 2003


    D’autres éléments sont différents, selon les commissions :

    • - présence ou non d’experts internationaux ;
    • - amnistie accordée ou non aux auteurs des actes ayant accepté de participer aux séances publiques de la commission, comme ce fut le cas pour la CVR sud-africaine ;
    • - le rapport avec les instructions pénales ordinaires.

    Il est intéressant de remarquer l’adjonction du mot « réconciliation » dans le titre de ces commissions. Au cours des trente dernières années, dans une bonne vingtaine de pays, on avait des commissions « vérité » chargées de traiter les questions relatives aux violations des droits de la personne. Ce n’est qu’au cours de la dernière décennie, à la suite de la Commission « vérité et réconciliation » en Afrique du Sud, que ces deux concepts sont devenus la « marque déposée » de ce genre d’initiative.

    Bien qu’ils se rattachent à l’individu, certains moments traditionnels dans un processus de réconciliation, tel que les Eglises chrétiennes le conçoivent, peuvent comporter des critères de discernement permettant d’atteindre à une véritable réconciliation.

    L’un d’entre eux est le moment de la confession. Le pécheur y reconnaît le péché commis et demande pardon. La confession comporte la reconnaissance de la violation commise, du mal qui a été fait, et l’acceptation de sa propre responsabilité.

    « La vérité n’est pas quelque chose de déterminé, d’abstrait, une valeur absolue, la ‘veritas’, c’est quelque chose qui se construit avec difficulté à travers le partage des souvenirs, des expériences, de la tristesse et de l’espérance. » (Guillermo Kerber)

    La réconciliation de la société est l’une des exigences des procédures de la justice réparatrice. Au niveau collectif, il est tout à fait évident que les méthodes du processus de réparation n’ont pas seulement pour objectif de restaurer les relations entre les victimes et les auteurs des actes, mais également dans l’ensemble de la communauté. Il reste encore un enjeu d’importance, c’est de passer du niveau de la communauté au niveau national et international pour ce qui est des procédures de justice réparatrices.

    Le processus consistant à présenter son histoire, son affaire devant un tribunal et au public est en soi quelque chose qui contribue à restaurer la dignité humaine. Lorsqu’on assiste aux séances au cours desquelles les témoignage sont recueillis, on voit changer le visage des victimes et, parfois, des auteurs de ces actes.

    Du point de vue de la théologie chrétienne, « la véritable réconciliation est un processus eschatologique qui n’atteint pas à la perfection dans le cadre de l’histoire mais qui est un objectif toujours inaccessible et cependant indispensable » (COMBLIN, Joseph, Teologia de la reconciliacion, conférence donnée au Congrès des théologiens éthiciens d’Amérique latine, janvier 2002).

    On ne pourra jamais atteindre à la réconciliation parfaite, mais il s’agit d’une exigence constante. En d’autres termes, le cercle de la réconciliation est ouvert, il n’est pas clos.


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